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Game One : Une fin de partie paradoxale, mais le début d’une nouvelle aventure avec JEUX UN...

Logo Game One et projet JEUX UN histoire de la télévision

Game One s’est éteinte le 31 décembre dernier malgré des millions en caisse. Pourquoi ? En tant que fondateur et ancien directeur des programmes, je décrypte pour vous ce paradoxe industriel et je vous ouvre les portes de la suite. L’esprit ne meurt jamais, il change de canal. Découvrez mon analyse et le futur du gaming sur HDLTV.


Par Patrick Sarréa (JeanPat) Conseil Médias, Membre fondateur et Directeur des programmes de Game One (1997-2002)

L’annonce de la cessation d’activité de Game One au 31 décembre dernier a provoqué une onde de choc, mais surtout une incompréhension totale. Comment une entreprise qui affichait 1,8 M€ de bénéfice net et 10 millions d’euros de trésorerie a-t-elle pu se retrouver sans repreneur ? En tant qu’ancien de la maison et conseil en médias, l’explication est froide, comptable, mais limpide.

Le paradoxe du « Cadeau Empoisonné »

Dans le monde des fusions-acquisitions, la santé passée ne garantit pas la viabilité future. Pourquoi personne n’a-t-il déposé d’offre ?

D’abord, le chiffre d’affaires était « captif ». Game One appartenait au groupe Paramount – Skydance. Ses 10,6 M€ de revenus dépendaient de contrats internes. Sans les droits de diffusion ou les accords de distribution du groupe, Game One devenait instantanément une « coquille vide ». Personne ne rachète une entreprise qui s’effondre dès que son propriétaire s’en va.

Ensuite, ces fameux 10 millions de cash n’attendaient pas un repreneur : ils ont été récupérés par l’actionnaire lors de la liquidation. Ajoutez à cela un marché de la télévision linéaire en déclin et des groupes qui préfèrent intégrer leurs marques directement dans des plateformes, et vous obtenez une décision stratégique. Game One est morte riche, parce que son existence autonome ne servait plus les intérêts globaux de la fusion Paramount-Skydance.

Mais au-delà des chiffres, où est passé le « sel » ?

C’est ici que je parle avec mon cœur de pionnier. On s’en moque, au fond, de la structure juridique. Game One, tout comme Canal+, sont des marques déposées sur des bouts de papier.

Ce qui a fait l’histoire de cette chaîne, ce qui a marqué des générations de gamers entre 1997 et 2002 sous ma direction, et ensuite jusqu’en 2025, ce n’était pas le logo. C’était le « sel », les émissions, les incarnations. C’était cette liberté de ton et cette passion brute. Aujourd’hui, le paysage audiovisuel change, mais la passion reste orpheline.

HDLTV : Reprendre le flambeau

C’est pour cette raison que j’ai créé HDLTV (Histoire de la Télévision). Nous ne cherchons pas à racheter une coquille vide, nous allons recréer le plein.

HDLTV a été créée sans savoir que la chaîne allait mourir, mais maintenant que c’est le cas, qu’attendons-nous ? Un groupe providentiel ? Un actionnaire motivé par l’effet de deuil ? Moi non. Moi je fais, et je ferai encore et toujours tant que la force sera là.

Dans la grille de notre chaîne, la case JEUX UN sera l’endroit où les anciens et les nouveaux talents du gaming se réuniront régulièrement. Pas pour remplir les poches d’un fonds de pension, mais pour le plaisir de l’échange et de la transmission.

Je vais être très franc : je suis moi-même au RSA. Je mets chaque goutte d’énergie qui me reste dans ce projet par conviction. L’envie d’abord, les revenus ensuite.

Qui en a vraiment envie ? Qui a encore cette étincelle pour parler gaming sans attendre un chèque d’un pseudo gros actionnaire ou groupe ? Sur HDLTV, la porte est ouverte. Les talents qui veulent reconstruire quelque chose de vrai sont les bienvenus.

Le jeu n’est pas terminé. Il change juste de niveau.

HDLTV c’est 8 heures de programmes tous les jours sur hdltv.tvhttp://hdltv.tv et sur les app Apple.

 

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